Elle déambule sans se soucier de ce qui peut arriver en chemin, elle avance de bon train. Sur son passage elle pille, spolie, houspille, gaspille, se moque, rit aux éclats de ses pertes et fracas. Inévitablement, un jour dans un tournant, elle trébuche sur ses propres immoralités et dans le firmament, s’envole comme une enfant, un superbe vol plané, puis, s’écrase dans le fossé. A la mesure de ses vices, le fossé est précipice, le néant remplace l’égout, l’eau croupie et la boue. Regarde (…)
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L’Envers Des Corps
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Reflet D’une Chute
11 novembre 2013, par Zeppo -
L’Éternel Râleur
11 novembre 2013, par ZeppoUne existence ronronnante ponctuée de ronchonnements.
Il maugrée mais jamais ne chante les bienfaits d’un destin différent.
Un va-et-vient incessant entre critiques et dénonciations.
Il râle et rien de concluant n’indique point de solution,
vomit, médit, crache son venin, à la pâte ne met la main.
« Une action ? A quoi bon ? L’espérance n’est qu’illusion… »
Ce continuel désappointement miroite l’envie d’une évolution,
Mais cet être aigri et mécontent n’a pas pour rêve un tel (…) -
Peur
11 novembre 2013, par ZeppoTel un flux électrique
Transperçant mon être.
Mes poils se hérissent en un éclair.
Au même instant ma chair
Est comme prise dans la glace,
Mon faciès devient clair, s’efface.
Mes pupilles se dilatent,
Fixe est mon regard.
Face à l’objet mes craintes croissent.
Des perles de sueurs froides
Sillonnent ma personne.
Tant d’angoisse, ma peau frissonne.
Peur !… J’ai peur !
Mon cœur s’emballe.
Comme pour sortir de mon corps,
frappe contre mon poitrail, si fort.
Mes membres restent (…) -
Le Maillon
11 novembre 2013, par ZeppoCœur qui s’agite
à sa pensée.
non, pas de peur
dans sa lancée.
il bat le rythme,
comme une musique
électrisante.
Jamais de doute
et à distance
toujours lies.
amour intense,
infatigable, une
marche d’une fiable
évolution.
Corps qui s’excite
à sa venue.
non, pas de drogue, mais
de dynamisme
il est la source,
ce goutte a goutte
énergétique.
Joindre les deux bouts, l’
effet de l’union
transcende les murs.
amour puissant,
indestructible, un
monde, une vie
épanouie. (…) -
Le Bal Démasqué
11 novembre 2013, par ZeppoUn jour quelconque
dans une ville comme une autre
le métro s’arrête,
vomit une marrée amorphe
qui se déverse dans
les couloirs bétonnés,
baignée d’une lumière blafarde
et d’un air lourd et collant,
plus épais encore que la poix.
En apparence agités,
les corps se traînent péniblement,
tout comme des limaces gluantes,
Irrémédiablement plaqués au sol,
écrasés sous le poids
de leurs rêves brisés,
de leurs regrets accumulés
et de leurs croyances désabusées,
la vie les a (…) -
La Graine
11 novembre 2013, par ZeppoPrisonnière d’un univers pétrifié,
seule une goutte d’eau pourra la délivrer.
Dans l’attente d’un tel fluide,
elle prend la patience en tant que guide.
Serrée dans une étroite cavité,
À peine assez d’air pour pouvoir respirer...
Elle s’accroche dans sa prison aride,
À l’approche du sauveur liquide.
Comme un baume, il enrobe la graine.
De force il est l’apport afin qu’elle germe.
Se faufilant dans la moindre des crevasses.
Travail harassant que de vouloir faire surface.
De (…) -
Reprise De Conscience
11 novembre 2013, par ZeppoLa rage au ventre. Le cœur en cendres. Pensées incandescentes. Purifier mon antre.
La peur à sa vue. Me débattre ? Il me tue. Paralysie accrue. Je n’en peux plus.
Des myriades de sentiments faisant feu dans ma tourmente. Confusion sans précédent. Panique sous-jacente.
Car mon être il souille, De son haleine, de ses couilles. Sa salive sur ma bouille Goutte, me brûle comme des douilles.
Mon corps, il se l’approprie, Sans remord en étouffe les cris, le vole, le spolie, le viole sans (…) -
L’Envers Des Corps
11 novembre 2013, par ZeppoOn nous casse, on nous presse, on nous gaze, on nous blesse, on nous roule en boule. On nous pompe, on nous étouffe dans la ronde, On nous shoote tel une boule que l’on roule. On nous trompe, on nous grise, on nous tond, on nous brise, on nous ôte toute foi. On nous soûle, on nous brûle au fer rouge, on nous purge, si hauts sont nos foies. On nous juge, on nous souille, on nous gruge, On nous coule, on nous met en boîte. On nous mate, dans notre fange on nous latte, On nous mange tel un mets (…)
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Labyrinthe
11 novembre 2013, par ZeppoOù que j’aille, toujours la même couleur.
Je braille à m’en faire éclater le cœur.
A mes hurlements le silence en guise de réponse.
Mes destinations ont inexorablement cette ignoble ressemblance.
Un sempiternel recommencement,
Comme si les grises murailles vue précédemment
Fusionnaient entre elles
Pour en former de nouvelles.
Cette situation pousse à l’auto destruction.
Mon passage éloigne les mouches d’un corps mort, suis-je le suivant ?
Faire abstraction des murs serait-ce la (…)