[Zeppo - Eco Anarcore]
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  • 05.10.2018, Espace Noir, St-Imier, CH. Festival Keuponteam. Nous jouerons pour cette occasion pas mal de vieux titres afin de réserver les nouveaux pour le 17 novembre ! Du coup, faudra venir aux 2 soirées !!! ;-)
  • 17.11.2018, La Case à Chocs, Neuchâtel, CH. Avec : Cie Kta, Djamhellvice, 20mn de Chaos et DK Dance. Raoul W de Bonneville fera une session sérigraphie live (prend ton T-shirt !). Il y aura également pas mal de stands et d’infokiosques : PEA, L’amar, etc...

Prochains concerts :


Lors de la marche pour le climat à Neuchâtel certaines personnes du bloc vert et noir avaient un foulard sur le visage... Quelle horreur !

Bref, pour que les gens arrêtent de chier des horloges (neuchâteloises) lorsqu’ils aperçoivent une personne masquée, voici un petit texte explicatif. Et si après cela on ne comprend toujours pas, il faudrait voir pour consulter...

Haut les masques !

Nous sommes sans visage car nous refusons le spectacle médiatique, car nous sommes tout le monde, car nous sommes partout.

En portant des masques nous montrons que ce que nous sommes est moins important que ce que nous voulons et nous voulons tout pour tout le monde.

Nous masquer est un refus de la représentation individuelle : nos luttes n’ont ni leader ni représentant-e, elles sont par essence anti-hiérarchiques, anti-autoritaires et anti-patriarcales. Chacun-e peut y tenir un rôle égal, sans distinction de sexe ou de provenance. Ainsi nos masques nous rendent solidaires des gens qui ne peuvent pas venir en manif.

Si quelqu’un veut savoir pourquoi on manifeste, des manifestant-e-s, des tracts ou des banderoles l’expliquent.

La contestation ne peut pas toujours se contenter de s’exprimer uniquement dans des limites de modalité imposées par les autorités. Dès lors, aller contre l’Etat c’est rencontrer sa violence : fichage, inculpations, amendes, prison, assassinats.

Dans les manifestations, des policiers-ères en civil se « promènent », des caméras nous filment et des journalistes nous photographient. Nous n’avons aucune envie que la police nous reconnaisse afin de remplir ses fiches et d’étayer ses enquêtes. Nous refusons le fichage policier et nous nous en protégeons.

Certains groupements d’extrême droite ont également pour habitude d’effectuer un tel fichage. Les images sont ensuite diffusées, accompagnées si possible de données personnelles, et font ainsi courir un risque constant aux personnes concernées.

Malheureusement, être anarchiste à notre époque n’est pas anodin dans le monde du travail. L’anarchie est un terme qui est depuis très longtemps galvaudé dans la presse bourgeoise majoritaire, de tel sorte qu’il est devenu synonyme de chaos, de violences absurdes et de meurtres. S’afficher à visage découvert en tant qu’anarchiste peut donc nuire à certain-e-s militant-e-s salarié-e-s.

Pour rappel, le dessein des anarchistes va vers une société de l’entraide fondée sur le principe de la coopération. Une société égalitaire et autogestionnaire qui repose sur la responsabilité des diverses composantes : individus, groupement sociaux, économiques et culturels, et ce dans le cadre du fédéralisme libertaire.

Une société anarchiste, ce n’est pas le désordre, c’est l’ordre - certes différent - sans le pouvoir. C’est la liberté de chacun-e au service de tou-te-s.

Pour en revenir aux manifestations, nous estimons que chaque individu est libre de se masquer ou pas s’il estime que sa sphère privée peut-être mise en danger. C’est un choix personnel qui ne devrait pas être remis en question.

...La société actuelle cherche constamment à nous imposer son image : beau-belle, bronzé-e, mince, propre, branché-e, et dynamique... Et nous, nous sommes tellement moches de l’extérieur, que nous préférons nous cacher. ;-)

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